› Combien de glucides par heure sur CCC ?
Entre 70 et 100 g/h pour la plupart des coureurs, en sachant que sur une épreuve de cette durée la limite cesse d'être le besoin énergétique pour devenir la tolérance digestive. À 80 g/h sur 18 h — un temps de milieu de tableau sur CCC — cela représente environ 1 440 g de glucides au total. La répartition entre gels, boisson, barres et ravitaillements est ce qui rend ce total tenable.
› Que représente un plan à 60 g de glucides par heure sur CCC ?
Sur 18 h de course, 60 g/h font 1 080 g de glucides. C'est un dosage prudent, adapté si vous n'avez jamais entraîné votre digestion à l'effort ou si vous visez surtout à finir. Le risque n'est pas immédiat : il apparaît dans les dernières heures, quand le déficit accumulé se paie en perte d'allure. Réglez le curseur ci-dessus sur 60 pour voir le total et son équivalent en produits.
› Et à 80 g de glucides par heure ?
C'est le dosage le plus courant sur ultra pour un coureur qui a préparé sa nutrition. Sur 18 h, 80 g/h représentent 1 440 g. À partir de ce niveau, un mélange glucose-fructose absorbe mieux qu'un sucre unique : au-delà d'environ 60 g/h, le transporteur du glucose sature, et le fructose emprunte une autre voie. La plupart des produits d'effort récents sont formulés dans ce rapport.
› Peut-on tenir 100 g de glucides par heure sur CCC ?
Certains coureurs y parviennent, après un travail spécifique de l'estomac à l'entraînement, et presque toujours en s'appuyant largement sur la boisson plutôt que sur les solides. Sur 18 h, 100 g/h font 1 800 g. Le jour de course n'est pas le moment de le tester : un apport élevé mal préparé se solde par des troubles digestifs, qui coûtent bien plus cher que les grammes gagnés.
› Combien faut-il boire par heure sur CCC ?
De 400 à 800 mL par heure selon la chaleur et votre sudation. Le volume ne découle pas des glucides : à dosage égal, courir sur gels et eau ou sur boisson concentrée change du simple au double ce que vous buvez. C'est pourquoi l'outil traite l'hydratation comme une cible distincte, avec sa propre courbe.
› Le plan tient-il compte des barrières horaires ?
Indirectement, et c'est important à comprendre. Le plan de nutrition se cale sur le temps que vous visez : si vous visez 24 h, il répartit l'apport sur 24 h. Savoir si ce temps passe les barrières est une autre question, à laquelle répond le calculateur de temps de passage à partir du relief réel de la trace.
› Faut-il compter les ravitaillements dans le total ?
Oui, et c'est la principale source d'erreur des plans faits à la main. Ce que vous prenez au ravitaillement compte dans l'apport horaire au même titre que vos gels. L'intérêt de partir du total est justement là : il vous dit combien il reste à porter une fois retiré ce que vous comptez prendre sur place.
› Ces chiffres valent-ils pour les autres formats de l'épreuve ?
La méthode oui, les totaux non : ils dépendent de votre durée, pas du nom de l'épreuve. Réglez le curseur de temps sur votre objectif pour la distance concernée et le calcul reste valable. C'est aussi vrai pour n'importe quel autre ultra.